Légende des notations

Another

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Une réalisation assez classique dans le style de l’horreur, quelque part entre Higurashi et Destination finale. Une malédiction, des morts bizarres, surnaturelles ou non (on ne sait pas trop), des revenants (ou peut-être qu’ils sont juste bizarres), des gens avec des pouvoirs (ou peut-être qu’ils veulent juste le faire croire). Bref, du mystère, des mensonges, du sang, du glauque, encore plus de mensonges, et une ambiance angoissante qui plonge le spectateur dans l’histoire.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : la qualité du graphisme.

Asatte no hôkô

  C'est l'histoire d'une petite fille qui voudrait être plus grande, et d'une grande qui est un peu jalouse de la petite. Et à trop le souhaiter, voilà que la petite devient grande et vice-versa. Ça pourrait devenir malsain, mais ça s'oriente vers une vague réflexion psychologique dans une ambiance plutôt mignonne. C'est effroyablement lent, mais ça se laisse regarder jusqu'au bout, et avec une fin assez réussie pour le coup.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : s'endormir le soir.

Barefoot Gen

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Hiroshima, 1945. Ça commence mal, hein ? Ça continue bien plus mal. Des personnages cyniques dans un Japon dévasté par la guerre, se retrouvant au milieu d'un cauchemar encore pire. Au milieu de tout ça, un enfant débrouillard qui essaie de s'en sortir, ainsi que sa mère et sa petite sœur. Un film extrêmement dur, et émouvant à la fois. N'espérez pas y voir qui que ce soit excusé dans ce pendant trash et cynique du Tombeau des lucioles.

Univers : 1945.

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  Recommandé pour : les âmes pas trop sensibles.

Bienvenue à la NHK

Au départ, cet animé est un grand délire sur les conspirations du plus bel effet, imaginé par un autiste ultime, l’un de ceux qui restent enfermés chez eux toute la journée et s’enfoncent dans une spirale néfaste antisociale. Le scénario évolue cependant vers une histoire sentimentale et sociale plus classique et le délire conspirationniste s’écarte un peu, mais il reste de bons moments autour des problèmes de gens se prenant pour des détritus de l’humanité. Un regret important sur le côté moralisateur un rien réactionnaire.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : les adeptes de World of Warcraft.

Boku wa tomodachi ga sukunai

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Haganai, c’est l’histoire d’un groupe de gens qui n’ont pas d’amis et qui cherchent à apprendre à s’en faire. On y trouve donc le garçon à l’allure de délinquant, la solitaire avec son ami imaginaire, la belle blonde entourée de gens mais sans vrais liens avec, la bonne sœur, la petite sœur gothique vampirella, la scientifique dingue et géniale… Ah oui bien sûr c’est un harem. Résultat, grâce à un character design exceptionnel (signé Buriki), de beaux dessins en général et une histoire assez classique ponctuée de bons gags, la série tient la route même si cela reste assez convenu et qu’il ne se passe pas grand-chose.

Univers : lycée.

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Recommandé pour : les amis d’enfance.

BTOOOM!

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BTOOOM est le nom d’un jeu vidéo dans lequel on peut se mettre sur la gueule à coups de bombes, de mines, de missiles et de pièges. Jamais d’armes à feu, c’est tellement grossier. Et sur une île tropicale, on largue quelques dizaines de personnes, en général des losers dont leurs proches ont voulu se débarrasser, où ils doivent jouer à une séance de BTOOOM en mode battle royale. Ça part mal, vous me direz, mais malgré ce pitch ridicule et incohérent, le résultat est franchement bon. Déjà, les règles du jeu en question sont vraiment intéressantes, et foncièrement si le jeu existait vraiment, je chercherais à y jouer. L’intrigue met en valeur les tactiques sympathiques permises par ce jeu, avec des personnages attachants et fouillés, et un dessin de très bonne qualité.

Univers : contemporain mais avec des technologies qu’on nous a bien cachées.

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Recommandé pour : les joueurs de Quake.

Chaos; head

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S’il fallait définir cette série simplement, ce serait comme Paranoia agent avec des petites culottes. Autant dire qu’il y a du mélange des genres. Et si cette mayonnaise a du mal à prendre au début, l’émulsion finit par donner quelque chose d’assez excellent. Ce qui s’avère clairement être un harem est centré sur un lycéen no life, qui vit seul avec ses figurines et WoW dans un préfabriqué, et ne fréquente la société que le strict minimum auquel il est obligé. Et quand je dis qu’il vit avec ses figurines, la frontière entre le délire et la réalité semble floue. Comme celle de tous les autres personnages, avec leurs points de vue complètement décalés et plus ou moins compatibles.

Univers : contemporain.

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  Recommandé pour : ceux qui préfèrent les filles 2D en 3D.

Le chien des Flandres (film)

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  Attention, mélodrame. Sortez vos mouchoirs, annoncent de nombreuses critiques. Je n’irai pas jusque là, même s’il est vrai qu’une telle histoire ne rendra personne bien gai. Contrairement à ce que le titre laisse penser, le film (remake d’une longue série des années 70) ne parle pas vraiment d’un chien, à part en tant que fidèle et courageux compagnon du personnage principal, un garçon de ferme qui vit dans la campagne près d’Anvers, à une époque où il ne fait pas bon être pauvre.

Univers : XIXe siècle, réaliste.

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Recommandé pour : accompagner une petite déprime.

Chobits

  Un futur pas si lointain. La perversité des geeks n'ayant pas diminué, les ordinateurs ont à présent la forme de jolies jeunes filles. Un soir, notre héros en découvre une au rebut dans un tas d'ordures. Cependant, son disque dur a été effacé. Il se rend alors compte que cette machine est douée de la capacité d'apprendre. Rapidement, elle développe aussi des sentiments. Étant vierge de toute morale, il ne tient plus qu'à son propriétaire de lui apprendre la vie. Une situation saine, n'est-il pas ?

Univers : futuriste.

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Recommandé pour : ceux qui ne connaissent que des femmes dont le nom se termine en « .jpeg ».

Chûnibyô demo koi ga shitai!

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Comme souvent dans les milieux artistiques, il y a ceux qui inventent et ceux qui suivent. Le studio Kyoto fait partie de ceux qui inventent, car à peine quelques mois plus tard, les animés sur le sujet du chûnibyô sont déjà légion et font tous bien réchauffés. Le chûnibyô, littéralement « syndrome de la quatrième », est défini comme un état qui touche les adolescents quand ils se prennent pour un personnage imaginaire, s’habillent bizarrement, parlent bizarrement et se comportent… bref, comme des adolescents. Et donc le sujet de cet animé, comme tous ceux qui l’ont copié, est la gestion de la honte d’être passé(e) par là, deux ans plus tard en arrivant au lycée, sans compter les questions sur l’existence réelle de pouvoirs. Et le problème à vouloir le copier, c’est que Chûnibyô a déjà fait le tour du sujet : des personnages mignons et très attachants, une animation exceptionnelle qui les rend presque vivants devant nous, un peu de mystère, de l’humour, des émotions, le tout dans une ambiance décalée.

Reste une déception devant les bonus franchement moisis.

Univers : contemporain (avec pouvoirs ou pas, mystère).

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Recommandé pour : ceux qui ont gardé une âme d’adolescent.

Dennô coil

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Voici une recette qui marche pour intégrer de manière cohérente un dessin visuellement médiocre avec un scénario aux implications sympathiques. En effet, grâce à leurs lunettes, les personnages voient superposée à la matr… au monde réel, un monde virtuel peuplé de créatures virtuelles et de truc dangereux virtuels. Uniquement virtuels qu'on vous dit. Ah oui, le monde réel a l'air bien terne, alors si les enfants se réfugient dans le monde virtuel il ne faut pas leur en vouloir, hmmm ? Le décalage entre l’implication des personnages et l’importance effective des aventures qu’ils vivent est assez croustillant, et l’histoire cache des surprises assez rigolotes.

Univers : un peu futuriste, très crédible.

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Recommandé pour : les MMORPGueux.

Denpa onna to seishun otoko

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Parti pour vivre une nouvelle vie chez sa tante, dans une ville où abondent les rumeurs sur les OVNI, le protagoniste masculin découvre que ladite tante a une fille de son âge dont elle a caché l’existence à la famille, et que la cousine en question se prend pour une extraterrestre et vit enroulée dans un futon (ce qui est très pratique pour manger des pizzas). Cet anime fait d’un excellent mélange tragi-comique et plus ou moins sérieux de tranches de vie, de rumeurs et de problèmes familiaux sait séduire par un character design fabuleux signé Buriki, des dessins extraordinairement mignons, un générique inoubliable et une histoire surprenante. Bref, à voir.

Univers : contemporain.

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  Recommandé pour : les mignonnes petites extraterrestres (prévenez-moi si vous les rencontrez).

La disparition de Haruhi Suzumiya

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  Après une série TV énorme, il fallait conclure sur une séquence tout aussi énorme. Pari tenu sans aucune difficulté avec ce film qui n’a déçu aucun fan. L’ambiance est indiscutablement bien rendue, et l’intrigue nous pousse plus loin encore dans des délires paranoïaques hilarants. Espers, voyageurs du temps et aliens sont toujours mis à contribution pour vous faire vous interroger encore plus sur la nature de l’univers (Haruhi est-elle vraiment le dieu créateur ? Hmmm ?) et sur les sentiments des protagonistes. À voir de toute urgence après la série si ce n’est pas encore fait.

Univers : contemporain, aliens et voyageurs du temps en option.

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Recommandé pour : les paradoxes vivants.

GTO

Eikichi Onizuka est un caïd, mais hélas pour lui, toujours puceau. Il n'a qu'une envie : devenir professeur. Pas pour la vocation, non, mais pour coucher avec ses élèves. Le hasard lui permettra de réaliser ce rêve... en devenant professeur principal d'une classe infernale. Pas violente, non, juste une classe de bons vieux élèves vicieux qui ne songent qu'à faire s'effondrer psychologiquement leurs professeurs, les achevant un par un, ruinant leur réputation... Le choc s'annonce titanesque.

Évitez la série live, extrêmement moralisatrice, au point d'en être insupportable. Par contre, la série animée suit la trame du manga, et n'oublie pas de laisser sa morale au vestiaire quand il le faut.

Univers : lycée.

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  Recommandé pour : les élèves des profs sus-cités.

Gallery fake

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Je n'ai malheureusement eu l'occasion de voir que quelques épisodes de cette série. C'est bien dommage, le personnage qu'elle introduit est tout simplement excellent. C'est un spécialiste de peinture, un expert inconditionnel du domaine, et surtout, qui ne recule devant aucune manipulation pour obtenir une œuvre qui l'intéresse. Le foutage de gueule n'est pas son talent, c'est son art de vivre. Il tient une galerie d'art dont le credo est de ne contenir que des faux (d'où le nom). Après, il se trouve que ce sont souvent des reproductions (j'insiste, des reproductions) d'œuvres récemment dérobées ou disparues. C'est juste un hasard. Et toutes ces rumeurs sur les originaux en vente dans l'arrière-boutique, c'est rien que des mensongetés.

Univers : contemporain réaliste.

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Recommandé pour : les mythomanes, pour leur apprendre la vie.

Genshiken

Genshiken est une abbréviation pour « société pour l'étude de la culture audiovisuelle moderne », nom hautement ronflant pour le club d'otakus de ce lycée. Excellent documentaire pour les geeks, il est le support idéal pour imaginer à quoi peuvent ressembler nos alter ego au Japon. Les personnages sont hauts en couleurs et tous aussi psychopathes les uns que les autres.

Univers : contemporain réaliste.

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    Malsain : ** Parano : *

Recommandé pour : les amateurs de champignons, de préférence hallucinogènes.

Ghost hound

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Ghost hound était diffusé en Dolby digital 5.1, et pour une fois ce n’est pas du chiqué ; plus que toute autre chose, c’est la bande sonore, pleine de bruits tordus et dérangeants, qui contribue à plonger dans l’ambiance. Autre point fort, les personnages, qui ont tous un traumatisme à gérer et se débattent tous aux frontières de leur psychisme et du surnaturel. Pour ce qui est de l’histoire, il s’agit d’expériences de voyages extra-corporels vécues par un groupe de collégiens, mais vraiment, là n’est pas le propos ; c’est dans le rapport entre ces aventures et les problèmes psychologiques de l’ensemble des personnages que se situe le véritable intérêt. Malheureusement, parce qu’il faut bien une chute, on trouve dans la seconde partie un semblant d’enquête au scénario extrêmement classique, conduisant à une fin minable et incohérente.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : les psys.

Ghost in the shell: Stand alone complex

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  Même si la série se passe dans le même univers que le film, avec les mêmes personnages supposément faisant la même chose, le ton est radicalement différent. Finies les réflexions philosophiques incompréhensibles, ou du moins reléguées au second plan. Ça bouge plus bien sûr, mais c’est surtout un portrait de la société qui nous est présenté, une société déshumanisée à l’extrême, où les restes de conscience des protagonistes doivent se cacher devant un monde aussi dur et mécanique. Authentiquement cyberpunk, voici à mon sens un portrait particulièrement réaliste du monde de dans 30 ans, modulo les progrès technologiques spécifiques, bien sûr. Et ça ne donne pas envie.

La seconde saison, si c’est possible, est plus noire encore. Elle donne un aperçu de la politique, de la manipulation des masses par les médias et par les hackers, d’un univers résumé à une foule d’anonymes sans aucun idéal, aucune valeur. Juste des buts, des moyens et des méthodes.

Univers : cyberpunk réaliste.

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   Recommandé pour : MKK qui va perdre son pari.

Gokusen

Kumiko est une jeune professeure débutante, et pleine d'idéaux sur l'enseignement. Avec sa tête de bonne poire, on lui confie LA classe difficile, celle dont les élèves font peur : violents, rebelles, d'un niveau lamentable... Sauf que pour faire peur à Kumiko, il faudra bien plus que ça. Héritière d'un authentique clan de yakuzas, elle a du apprendre à se faire respecter d'une bande de truands, des vrais. Du coup, elle applique sa conception particulière de l'enseignement, sans lésiner sur les coups de barre à mine.

À noter qu'il existe un animé et une série live. Ils racontent à peu près la même histoire. La série live est plus agréable à suivre car les acteurs sont plutôt convaincants. L'animé n'est pas très beau, mais aussi un peu moins moralisateur.

Univers : lycée.

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Recommandé pour : les jeunes profs, évidemment.

Gosick

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Dans l’Europe de l’entre-deux-guerres, une créature amatrice de bonbons et de chocolat se trouve dans une prison dorée en haut d’une bibliothèque. Elle assiste son extravagant frère dans ses enquêtes, et la gentillesse d’un étudiant étranger va la tirer plus souvent vers le monde réel. Les enquêtes tiennent la route même si souvent tirées par les cheveux, à la limite du surnaturel, dans une ambiance assez savoureuse où la réflexion s’alterne à l’action, avec des personnages qui se la racontent grave.

Univers : début XXe.

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    Malsain : * Parano : ***

  Recommandé pour : les amatrices de vieilles dentelles.

Hanasaku iroha

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Ohana est une jeune fille débrouillarde ; grâce à (ou à cause de) sa mère totalement irresponsable, elle sait gérer sa vie. Mais sa mère est capable de faire pire : partir sans crier gare avec son amant et laisser sa fille à sa propre mère, qui tient un ryokan (auberge à l’ancienne) dans la cambrousse. Et si la mère est comme ça, la grand-mère n’y est pas pour rien… Le résultat est une grosse tranche de vie, avec des personnages tous très attachants, un dessin très beau et une ambiance relaxante.

Univers : contemporain réaliste.

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    Sombre :  Délirant : **
    Malsain :  Parano : 

Recommandé pour : les jeunes filles pourries-gâtées à leur papa.

Hanbun no Tsuki ga noboru sora

  Une série pas bien gaie qui se passe dans un hôpital, et montre la relation qui se noue entre un malade de l'hépatite contraint de rester à l'hôpital quelques mois et une jeune fille atteinte d'une grave malformation cardiaque. Les personnages sont bien fouillés, et la relation triangulaire qui se crée entre le médecin et les deux malades est... tordue, oui c'est ça, tordue.

Univers : contemporain réaliste.

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    Sombre : * Délirant : 
    Malsain : ** Parano : 

Recommandé pour : ceux qui s'enrhument facilement.

Higurashi no naku koro ni

Littéralement, Là où pleurent les cigales.

  Attention, c'est du lourd. Voici, pour la première fois, un animé qui fait peur. Pas un thriller ou une histoire d'horreur à zombies de bas étage, non. Une histoire qui fait peur. D'abord, c'est une ambiance, mignonne et bon enfant. Tout plein. Avec des personnages bien ambigus, mais surtout mignons. Et ensuite, on lâche la sauce. C'est une explosion de paranoïa, de psychopathie, de schizophrénie. À voir et à revoir.

Univers : contemporain.

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    Bourrin :  Fumé : ****
    Crade : **** Pervers : *
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    Malsain : ***** Parano : *****

    Recommandé pour : ceux qui comme moi savent s'attendrir sur une petite fille aux grands yeux qui tient un gros hachoir à viande sanguinolent.

Note : une série de films a démarré sur la même histoire. Or, s’ils rendent très bien le côté glauque, il manque toute l’ambiance mignonne et le décalage qui va avec. Au final, cela ne s’avère intéressant que pour ceux qui connaissent l’histoire.

Hoshi no koe

  Cet unique OAV est un véritable OVNI, plus encore que ceux qu'il montre. Pendant toute sa durée, on ne voit que deux personnages, et à part quelques synthétiseurs vocaux, ce sont les deux seules voix qu'on entend. La fille s'engage dans l'armée des Nations unies partie repousser une invasion extraterrestre aux confins du système solaire, et le garçon reste sur Terre. Comme elle s'éloigne à des vitesses relativistes, ses SMS (oui, il lui est possible d'envoyer des SMS) parviennent sur Terre à des intervalles de plus en plus longs. Complètement bizarre et complètement glauque.

Univers : futuriste.

  • Glauque : *** Mignon : 
    Bourrin : * Fumé : *****
    Crade :  Pervers : 
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    Malsain : * Parano : 

Recommandé pour : l'infini de l'espace, les étoiles, tout ça...

Kakurenbo

Ç'aurait pu être un film d'horreur nippon assez classique, mais il est animé. L'ambiance sinistre est au rendez-vous, même si on ne suit pas tout. C'est l'histoire d'une bande d'enfants qui vont jouer à cache-cache dans une zone un peu sinistre de la ville, et qui se retrouvent surtout à jouer à cache-cache contre divers monstres ou fantômes, ou peut-être des ogres (comme dans les films d'horreur nippons, quoi). Au final, un peu court et pas transcendant, mais l'ambiance est au rendez-vous.

Univers : fantastique.

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    Sombre : **** Délirant : 
    Malsain : * Parano : ***

Recommandé pour : les filles qui crient dans les salles obscures.

Kimi ga nozomu eien

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  Voici une pure merveille de glauque. La série commence de manière assez lente, à la limite de l'ennuyeux. Mais dès la fin du deuxième épisode, tout bascule. On sombre dans les tréfonds du glauque, et les actions des personnages sont réellement optimisées pour être les pires possibles. La série est terriblement réaliste, et rien de ce qui s'y passe dedans ne pourrait arriver à quiconque que je connais. En résumé, c'est ce qui pourrait nous arriver, à nous pauvres mortels, de plus glauque. Je préfère ne pas en raconter plus, pour éviter de gâcher le plaisir du spectateur, je vous conseille simplement de le regarder.

Univers : contemporain réaliste.

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  Recommandé pour : pas les dépressifs. Tous, mais pas les dépressifs.

Loups=garous

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Attention, univers déprimant. Ce film se passe dans un avenir particulièrement crédible, celui d’un monde brutal et totalitaire, limite cyberpunk, sous le contrôle absolu de technologies à peu près aussi sûres qu’un coffre de chez Gringotts face à Harry Potter. Là, les adolescents sont quasiment laissés à eux-mêmes modulo cette technologie, et quand un tueur psychopathe s’attaque à eux, le reste du monde ne leur sera pas d’un grand secours. Une œuvre originale et qui sait être effrayante par plusieurs aspects.

Univers : pas si futuriste.

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    Crade : *** Pervers : 
    Sombre : *** Délirant : 
    Malsain :  Parano : ****

Recommandé pour : les fanatiques de la vidéosurveillance.

Lucky ☆ Star

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  Cet animé est, tout simplement, grand. Il a été conçu par des geeks, réalisé par des geeks, à l'intention des geeks en flattant tous leurs plus bas instinct geeks. Et il fait fort, très fort. Car il ne fait pas que parler de piles de mangas, d'animés, de musique d'animés, du brassard de la chef de brigade dans un cosplay café, de conventions, d'aggro plein de mobs pour affûter vos skillz et de comment débloquer les scènes érotiques dans les jeux vidéo. Il y a ça, bien sûr, mais il y a aussi toutes ces conversations geeks que vous n'oseriez jamais tenir ou osé avoir tenu. La façon la plus optimale de manger un cornet de glace ? Les points de convergence entre un cabinet de dentiste et un animé de mécha ? Toutes les légendes urbaines dont vous ignorez si elles ont un fondement ? Tous ces points, et bien d'autres, sont abordés de la manière la plus hilarante possible par ces quatre gamines mignonnes tout plein. N'espérez pas qu'il se passe quelque chose ; cet animé ne servira qu'à vous enfoncer plus loin dans votre délire geek à en rire aux éclats.

Univers : contemporain réaliste.

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    Malsain : **** Parano : **

   Recommandé pour : les geeks, les purs geeks, les vrais geeks.

Les Misérables

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  Une adaptation assez convenue du roman. Tout comme ce dernier, c’est assez longuet, mais la réalisation est soignée ; en particulier les décors sont magnifiques. On pourra lui reprocher une présentation un peu manichéenne des personnages, et surtout la longueur, mais c’est le privilège du drame psychologique que de prendre tout son temps…

Univers : France du XIXe siècle.

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    Sombre : *** Délirant : 
    Malsain : * Parano : 

Recommandé pour : Probablement pas les puristes de Victor Hugo.

Mnemosyne no musume tachi

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  Difficile de parler de Mnémosyne sans tomber dans le spoiler. On peut dire que c’est centré sur deux « détectives », Rin et Mimi, qu’elles enquêtent sur des choses carrément crades, et surtout que la vision qu’on a de l’univers qui évolue autour d’elles est totalement sinistre, grinçante, bref, réaliste. Âmes sensibles s’abstenir. À noter que la fin est un peu décevante par rapport au reste, mais que cela reste une série extraordinaire et pleine d’idées cauchemardesques.

Univers : contemporain.

  • Glauque : **** Mignon : 
    Bourrin : *** Fumé : **
    Crade : ***** Pervers : ****
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    Malsain : **** Parano : ***

  Recommandé pour : les gens optimistes, pour qu’ils comprennent.

Monster

    Sans aucun doute la référence en matière d'ambiance sombre. Kenzo Tenma, brillant neurochirurgien exerçant en Allemagne, met sa carrière en jeu pour sauver un enfant. Des années plus tard, il découvre que l'enfant est devenu un dangereux criminel, un manipulateur incroyablement retors dont la police ne soupçonne même pas l'existence. Tenma, lui-même suspecté par la police et traqué par le terrifiant inspecteur Runge, commence une longue et sordide enquête. La psychologie des personnages est extrêmement fouillée et l'écheveau des manipulations très long à dérouler. Sinistre, mais regrettablement long et complexe.

Univers : contemporain réaliste.

  • Glauque : **** Mignon : 
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  Recommandé pour : tout le monde, mais ne vous plaignez pas des cauchemars.

La mélancolie de Haruhi Suzumiya

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  Énorme. Je n'ai pas d'autre mot, cet animé est énorme. C'est un immense délire centré autour du personnage fictif nommé Haruhi Suzumiya, une fille complètement timbrée en laquelle toute personne malsainement constituée pourra se reconnaître. Jugez un peu : tout ceux qui ne sont pas des aliens, voyageurs du temps ou espers ne l'intéressent pas. En fait, ce monde est chiant et elle l'a bien compris. Entourée d'une clique improbable et blasée formant la « Brigade SOS », elle va sauver le monde, même si vous ne savez pas encore de quoi.

Univers : contemporain, aliens et voyageurs du temps en option.

  • Glauque : ** Mignon : **
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  Recommandé pour : les surdoués.

Nana

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  Au cœur de l’hiver, dans un train qui se traîne sous la neige, Nana rencontre Nana. L’une d’elles veut devenir une rock star et s’en donne les moyens. L’autre est un cœur d’artichaut attachant et insupportable. Une bonne histoire mièvre de rock stars pour adolescents boutonneux. Néanmoins le résultat est bien meilleur que ce qu’on pourrait craindre, voire même franchement bon quoi qu’un peu lent. La raison en est plutôt que ce n’est pas si mièvre, que les personnages sont riches, leurs sentiments ne sont ni caricaturaux ni dégoulinants. Ajouté à une réalisation impeccable, on comprend le pourquoi de ce succès planétaire.

Univers : contemporain show-bizz.

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Recommandé pour : les adolescentes en chaleur.

Narutaru

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Une gamine tombe, dans des circonstances mystérieuses, sur une créature bizarre et métamorphe qui se lie à elle. La rencontre manque de la tuer, mais en fait elle est sauvée. Et la suite est du même avenant, car les autres enfants qui sont tombés sur ces créatures, qu’on appelle des dragonneaux, deviennent tous, sans exception aucune, complètement tarés. Dans le meilleur des cas, ils sont juste suicidaires, mais pour la plupart ce sont des tueurs en série sociopathes. L’ensemble est très édulcoré, et surtout écourté, par rapport au manga du même nom, mais transparaît déjà très bien l’ambiance malsaine autour des dragonneaux.

Univers : contemporain.

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  Recommandé pour : ceux qui rêvent de torturer des pokémons.

Natsuiro no sunadokei

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, la preuve en est cette nouvelle application d'une recette classique pour faire du glauque fait toujours fureur : le voyage dans le temps. Quand on est pris dans une distorsion temporelle, on n'a pas toujours le choix. Mais que faire quand le futur qu'on a vécu ne vous convient pas ? À quel point cet avenir est-il inéluctable ? En d'autres termes, cette histoire d'amour va-t-elle vraiment se terminer tragiquement ?

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : les MJ en grand manque d'inspiration.

Paprika

  Réalisation, style de graphisme, musiques, ambiance générale... pas de doute, c'est la même équipe que pour Paranoia agent, qui a réalisé ce film qu'on a pu avoir le plaisir de voir dans les salles françaises. Et ils n'ont pas chômé, les bougres. Sans trop en dire, on peut raconter que ça parle de rêves, et de leur subtile frontière avec la réalité. Un sujet certes classique mais traité avec brio, en s'enfonçant toujours plus profond dans la tête des personnages. Le délire (au sens clinique du terme) est omniprésent et sait vous surprendre agréablement à chaque intrusion. Quand par la suite on peut discuter pendant des heures de l'explication de tel ou tel détail de chaque scène, on sait qu'on a vu un grand film.

Univers : contemporain.

  • Glauque : * Mignon : *
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    Recommandé pour : les psy.

Paranoia agent

Plutôt que d'être centrée sur ses personnages, cette série est centrée sur leurs problèmes psychologiques, leurs perversions, leurs folies. Les personnages tournent les uns autour des autres dans des intrigues multiples, autour d'une enquête sur un tueur juvénile. Existe-t-il vraiment, ou n'est-il que le produit de leur imagination ? Qui est le plus fou ? La schizophrène, le pédophile, le mythomane... ou le spectateur ?

Univers : contemporain.

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  Recommandé pour : les gens sains d'esprit. D'ailleurs tout le monde est sain d'esprit, comme le montre la série.

Perfect blue

  Ce film aborde la reconversion d’une pop-idol dans l’univers impitoyable des actrices. Cela marche pas mal, à part pour le stalker qui la suit avec des intentions pas très nettes. Et puis il y a aussi ce site web qui semble rédigé par elle, mais dont elle ne souvient pas. Et petit à petit, le film (ou le personnage ?) sombre de plus en plus profond dans la folie. Pour en ressortir dans un final magistral. Les personnages sont très bien fouillés, comme ceux qui connaissent déjà Satoshi Kon en ont l’habitude.

Univers : contemporain.

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  Recommandé pour : les névrosés.

Rocket girls

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Les fusées, ça coûte cher. Très cher. Quand on veut envoyer des gens dans l'espace, ça coûte encore plus cher. En plus, il faut que ce soit sûr. Quant au prix du carburant, je n'en parle pas. Alors pour économiser le carburant et la taille de la fusée, il y a une solution évidente : diminuer le poids des astronautes. Il suffit d'utiliser des lycéennes toutes menues. On peut aussi économiser sur le poids des combinaison spatiales, en utilisant des modèles qui collent à la peau. Par contre cela pose des problèmes avec le règlement intérieur du lycée qui interdit les petits boulots. Voilà voilà. Le tout dans une ambiance presque réaliste.

Univers : contemporain.

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  Recommandé pour : Zelian (il m'en veut, le bougre).

Le roi de Shion

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Je pense qu’on peut considérer qu’un animé est réussi quand il arrive à vous intéresser indépendamment du sujet qu’il traite. Prenons par exemple le shogi (jeu d’échecs japonais). Vous n’en avez rien à faire, hein ? Eh bien, cet animé pourrait bien être à même de vous intéresser au shogi, ou au moins à cette joueuse qui traîne un lourd passé derrière elle : muette suite au meurtre de ses parents, la voici devenir une championne alors qu’elle n’est encore qu’une enfant. Une bon vieux tueur psychopathe, un sujet qui se prête au suspense, et voilà une recette qui marche.

Univers : contemporain réaliste.

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Recommandé pour : tenter d’y comprendre quelque chose à ce jeu, ou pas forcément.

Le roi des ronces

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  Suite à une très grave épidémie, une mégacorpo, qui inspire toute confiaanssssse bien entendu, enferme des cobayes, euh pardon ; met à l’abri de malheureux malades pour les soigner plus tard quand le remède n’aura pas manqué d’être découvert. Sur le thème classique de la super manipulation biologique, on est pour une fois servis par un scénario novateur, qui mélange huis clos dramatique à la Alien, techno-thriller et fines allusions à des contes de fées. Le spectateur n’est pas à l’abri de rebondissements assez savoureux, et la focalisation sur des personnages riches et attachants, plutôt que sur la partie technologique qui ne reste qu’un prétexte, donne le ton qu’il faut à ce film. Bref, voilà comment il faut aborder le sujet.

Univers : début de cyberpunk (qui a dit « comme maintenant » ?).

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Recommandé pour : les schizophrènes et leurs amis imaginaires.

School days

Dans la plus pure tradition de Kimi ga nozomu eien, une adaptation de jeu vidéo érotique totalement glauque et malsaine. En particulier, le personnage principal, qui au début est un grand classique de mâle timide mais au centre de l’attention, se met au fur et à mesure à agir strictement comme le joueur d’erogames le ferait agir. Ce qui, vous noterez, n’est pas si surréaliste que ça. En fait, c’est une parfaite représentation de la noirceur de l’âme humaine et de comment même une histoire simple ne peut conduire qu’à faire souffrir l’ensemble des protagonistes.

Univers : contemporain réaliste.

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Recommandé pour : ceux qui aiment (ou détestent) (ou pas) les jeux de simulation de drague.

Shonan junai-gumi !

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Bien avant qu’il devienne un great teacher, Eikichi Onizuka était, avec son pote Ryuji, un loubard. Un dur, un vrai, un violent. Et si ses aventures sont déjantées et pleines de looze, elles n’en sont pas moins très dures. Peut-être pourra-t-on ainsi rappeler à ceux qui sont si prompts à s’offusquer des bandes, que les gangs des années 70-80, c’était pas rose, et c’était pareil dans de nombreux pays.

Univers : contemporain (un peu dépassé maintenant).

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Recommandé pour : les zyvas.

Sword art online

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  Surprise surprise. Cela commence très mal, jugez-en : le jour de l’ouverture d’un nouveau jeu vidéo de type MMORPG, basé sur une interface neurale, les joueurs restent prisonniers du jeu. Eh oui, cela repompe quasiment à l’identique l’intrigue de .hack//SIGN, sans compter que cela reprend également les concepts de paysages magnifiques et de musiques splendides, jusqu’à recruter la même compositrice. La comparaison s’arrête là. Car si SOA est un énorme blockbuster au graphisme léché et au type d’intrigue qui plaira au jeunot fan de jeu vidéo, c’est surtout une histoire fascinante, originale, novatrice, pleine de rebondissements, avec ses personnages riches, son détail dans la mise en place d’une nouvelle société et des rôles de chacun dans un univers totalement artificiel. À plusieurs moments le scénario part dans une direction inattendue et on n’est jamais déçu par la profondeur de l’ensemble.

Univers : vaguement futuriste + médiéval-fantastique.

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    Malsain : *** Parano : ****

  Recommandé pour : les amateurs de MMO, mais les autres aussi en fait.

Tantei gakuen Q

L'esprit de cette histoire fait un peu penser à Spiral, dans une ambiance un peu plus bon enfant : des enquêtes rocambolesques dans une académie de détectives. La première moitié est vraiment intéressante, avec en point culminant deux grosses enquêtes franchement glauques et réellement intéressantes pour les amateurs d’énigmes. Néanmoins par la suite ça se corse, on sent qu’une intrigue globale est rajoutée en catastrophe par dessus, tout ça pour ne pas être réellement exploitée. Les enquêtes bidon succèdent aux épisodes de remplissage, et la fin est bâclée. À regarder donc, mais on peut s’arrêter après une grosse vingtaine d’épisodes.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : les nostalgiques d’Hercule Poirot.

Tasogare otome × amnesia

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L’horreur est un genre sans cesse renouvelé, grâce aux efforts d’auteurs comme ceux d’Amnesia, qui ont réussi à mettre en place une ambiance assez unique. Le club d’enquêtes sur le paranormal cache un vrai fantôme, qui elle-même cache d’autres secrets, sans compter qu’on insère des éléments burlesques dans cette intrigue. Le résultat n’est sans doute pas l’animé du siècle, mais il n’en reste pas moins plein de bonnes surprises, même si on regrette qu’il ne soit pas assez terrifiant.

Univers : école malsaine.

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Recommandé pour : les fantômes pervers.

Tokyo godfathers

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  Quand un groupe de SDF complètement déjanté (une grande tata, un loser et une fugueuse) tombe sur un bébé jeté dans une poubelle, c’est le début d’une grande aventure à la fois loufoque et terrible, une sorte de road movie dans les rues de Tokyo où l’histoire des protagonistes les rattrape sous n’importe prétexte. Ce chef-d’œuvre de Satoshi Kon se situe au sommet de l’art de la tragi-comédie, et saura susciter tour à tour crises de fou rire, larmes, facepalms et toutes autres sortes d’émotions.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : ceux qui envisagent leur première fugue à trois mois et demi.

Le tombeau des lucioles

  Inutile de s'étendre sur ce très grand classique du studio Ghibli. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, procurez-vous le, préparez-vous une soirée, sortez les mouchoirs, et appuyez sur "lecture".

Univers : 1945.

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  Recommandé pour : pleurer dans les chaumières.

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Il est à noter que pour les 60 ans de l'armistice de 1945, une chaîne de télévision nippone en a sorti une version filmée. C'est très long, mais pas loin d'être aussi émouvant que l'animé. Les acteurs sont très convaincants, et l'histoire a de quoi vous prendre à la gorge, vu comme elle fouille en profondeur la personnalité des personnages.

La vie quotidienne des lycéens

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  Après un nombre incalculable de remakes foireux de Lucky☆star, cela fait le plus grand bien aux zygomatiques de voir une excellente série à sketches sur la vie quotidienne de geeks. Déjà c’est une histoire de lycéens et pas de lycéennes, et surtout cette série de gags invente ses propres codes, son propre humour, avec une grande autodérision à la fois des personnages et de la série elle-même. Entre les séances d’essayage de petites culottes, les réactions de ces benêts face à des filles, les histoires dégoûtantes ou qui font peur, l’amour pour les modèles de Gundam, ou encore les passages totalement décalés à lancer des répliques qui n’ont rien à voir, les cheveux au vent, le résultat est tout bonnement hilarant, et invente beaucoup de choses pour un style qui commençait à se faire vieux.

Univers : contemporain.

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Recommandé pour : les lycéennes.

La Vierge Marie vous regarde

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Cet animé vous présente la vie calme et paisible des étudiantes dans lycée religieux où elles sont sous la protection bienveillante de la Vierge Marie. Et si vous avez l’impression que sous ces apparences calmes et paisibles se cachent des menaces de mort derrière chaque phrase et des manipulations à tire-larigot, ce n’est qu'une impression. La Vierge Marie ne saurait tolérer ça. Si vous avez l’impression que ce personnage naïf et mignon devient une immonde manipulatrice qui met en place des plans à 3 bandes (toujours pour des objectifs mignons et naïfs, bien entendu), c’est toujours une impression. Le conseil des étudiantes est bien au-dessus de ça. Elles préfèrent cultiver leurs rosiers.

Univers : contemporain.

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    Malsain : *** Parano : ****

  Recommandé pour : apprendre à dire « Gokigenyo » le matin.

.hack//Quantum

hack.jpg quantum.jpg

À rester dans la veine la plus complète de .hack//SIGN, cette franchise devient de moins en moins de la science-fiction et de plus en plus réaliste. Le concept de base reste assez similaire, même si on prend l’histoire par un tout autre bout : 3 joueuses invétérées de The World, le MMORPG du moment, découvrent des phénomènes de tricherie franchement bizarres, qui semblent liés à la disparition de certains joueurs.

Univers : un peu futuriste.

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    Malsain : * Parano : ***

Recommandé pour : les joueuses.

.hack//SIGN

  .hack (prononcez « dot hack ») ne se regarde pas, mais s'écoute. Pour cette série, Yuki Kajiura a composé des musiques que je considère parmi les meilleures musiques d'anime, sinon les meilleures musiques du monde. Et il faut bien ça, car malgré de très bonnes idées glauques, l'intrigue est d'une lenteur extrême. L'idée part d'un concept très sympathique : dans un MMORPG (jeu vidéo en ligne), l'un des personnages se retrouve dans l'incapacité de se déconnecter, et se retrouve piégé dans le jeu. L'intégralité de l'action est vue depuis l'intérieur du jeu, dans lequel les joueurs passent visiblement plus de temps que dans la « vraie vie ». Depuis la sortie de World of Warcraft quelques années plus tard, je suis convaincu que cette série est en réalité un documentaire qui a été envoyé à l'aide d'une machine à remonter le temps.

Univers : virtuel.

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    Sombre : * Délirant : 
    Malsain : *** Parano : *****

  Recommandé pour : les mélomanes.

Voir la vie en noir (dernière édition le 2010-08-18 18:33:00 par localhost)

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