Ci-contre, on considère la variation d'une grandeur physique (par exemple, la densité moléculaire
), au travers d'une interface.
Cependant, on voit bien qu'il n'est pas possible de connaître la position exacte de l'interface. On utilise donc la méthode de Gibbs, qui consiste à la fixer arbitrairement à la valeur
, que l'on fait varier entre deux bornes arbitraires
et
, qui appartiennent chacune à une zone où la nature du milieu est bien définie.
Soit
le nombre de molécules de type
dans la phase
(c'est-à-dire la partie de l'enceinte pour laquelle
). On définit de même
.
Si on cherche à définir une grandeur d'excès :
![]() |
(2.3) |
cette grandeur dépend de la valeur de
, et ce car
et
ne sont pas les mêmes.
Pour obtenir une grandeur d'excès ne dépendant pas de
, on utilise donc le grand potentiel
. En effet, le grand potentiel par unité de volume
est le même de part et d'autre de l'interface (à l'équilibre).
On peut alors définir le grand potentiel de surface
:
![]() |
(2.4) |
Le grand potentiel total s'écrit donc :
| (2.5) |
On peut donc écrire :
![]() |
![]() |
(2.6) | |
| (2.7) |
Or,
est proportionnel à
. On a donc :
| (2.8) |
On calcule l'énergie libre à partir de l'expression du grand potentiel :
![]() |
(2.9) | ||
![]() |
(2.10) | ||
![]() |
(2.11) |
et
dépendent toujours de
. Cependant, dans le cas où on a un seul constituant, c'est-à-dire dans le cas de l'équilibre entre deux phases du même corps, il est possible de fixer
de façon à avoir
. On a alors :
| (2.12) |
Nous avons donc introduit des grandeurs d'excès, qui sont en fait des grandeurs surfaciques correspondant aux grandeurs volumiques. On peut les mettre en relation comme suit :
Josselin Mouette