Considérons la surface d'un solide en équilibre avec une vapeur quelconque (par exemple, un gaz inerte) à la pression
. Nous allons voir dans quelles conditions le solide peut fondre en surface pour former un film liquide d'épaisseur
.
La variation de grand potentiel par unité de surface induite par la présence du film est :
| (9.25) |
où la pression dans le liquide est imposée par la pression de disjonction (équation 6.4) :
![]() |
(9.26) |
De plus, si on note
et
la pression et le potentiel chimique à la coexistence du liquide et du solide, on a les relations :
et on doit avoir à l'équilibre :
| (9.27) | |||
![]() |
![]() |
||
![]() |
![]() |
Ceci nous donne une condition sur la pression de disjonction pour l'existence de ce film :
![]() |
(9.28) | ||
| (9.29) |
Or,
et
sont de même signe : en effet, le cas
(par exemple, pour l'eau) correspond à une pente
, donc à
, et vice versa.
Le film existe donc si la pression de disjonction est positive, c'est-à-dire si le liquide mouille l'interface solide-gaz. On a donc bien dans ce cas une fusion de surface apparaissant en-dessous de la température de fusion du solide.
Dans le cas des forces de Van der Waals, on a :
![]() |
(9.30) |
et par conséquent :
Cependant, même si le film liquide se formant à la surface est stable, il faut également que sa formation soit thermodynamiquement favorable par rapport au cas sec, c'est-à-dire que :
![]() |
(9.32) |
Ceci est vrai si
est supérieur à l'épaisseur
déjà définie page
telle que :
| (9.33) |
L'expression 9.33 est donc limitée à des épaisseurs supérieures à
.
Josselin Mouette