Considérons un constituant élémentaire de la matière (atome ou molécule), noté 1, qui possède un moment dipolaire
, ce moment dipolaire pouvant être permanent ou provenant de fluctuations quantiques du nuage électronique. Ce moment dipolaire génère un champ
à l'emplacement d'un autre atome ou molécule noté 2, de polarisabilité
. Ce champ induit un moment dipolaire pour 2 :
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(5.5) |
Ce moment dipolaire crée lui-même un champ
au niveau de 1, induisant
.
Globalement, on a une énergie d'interaction entre 1 et 2 :
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(5.6) |
Ainsi, même si
, l'énergie moyenne d'interaction est non nulle en moyenne, car
(en fait,
est proportionnel à
).
Cette énergie d'interaction est celle des forces de Van der Waals. Nous savons donc à propos de ces forces :
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(5.7) |
On commence par intégrer l'équation 5.2 :
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(5.8) | ||
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|||
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|||
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(5.9) |
Puis on intègre l'équation 5.3 :
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(5.10) |
On en déduit donc l'énergie d'interaction de Van der Waals par unité de surface entre deux surfaces parallèles :
est la constante de Hamaker, homogène à une énergie. Elle est de l'ordre de :
| (5.12) |
Or,
est de l'ordre de
, où
est la dimension atomique, et
est proportionnel à
. Par conséquent,
varie assez peu, et ce même quand les variations des autres caractéristiques du matériau sont importantes.
Les valeurs typiques de la constante de Hamaker sont :
Grâce à cette dernière propriété, l'étude des surfaces au contact de l'air ou d'une vapeur est assimilable à l'étude dans le vide.
Josselin Mouette