On recherche la forme que va prendre une surface d'aire
à l'équilibre. Pour ce faire, on se place à température et pression externe constantes. Le potentiel thermodynamique à considérer est alors :
| (3.5) |
Une petite variation de
s'écrit donc :
La surface est modélisée par la fonction
qui représente sa hauteur au point
.
On recherche la forme de la surface à l'équilibre. Dans cette situation, une variation
dans la fonction
à l'équilibre doit entraîner une variation
(car on est alors au minimum de
).
Afin de simplifier le calcul, on considère que le système est uniforme dans la direction
. La hauteur de la surface est donc la fonction
.
L'aire d'un élément de surface de dimensions à la base
et
est alors :
| (3.7) |
L'équation 3.6 s'écrit donc :
![]() |
(3.8) | ||
![]() |
(3.9) | ||
![]() |
(3.10) |
Cette dernière expression est nulle pour toutes valeurs de la fonction
. On peut donc choisir
telle que
, et on a alors :
![]() |
(3.11) |
Les fonctions considérées étant continues, il faut, pour que cette intégrale s'annule partout quelle que soit la valeur de
, que l'on ait en tout point :
![]() |
(3.12) |
Le calcul à deux dimensions donnerait le résultat suivant (similaire) :
Le second membre de l'équation 3.13 est égal à la courbure locale moyenne de la surface définie par
, c'est-à-dire le
de l'équation 3.4.
Dans le cas (fréquent) où
et
sont uniformes, on a une surface de courbure constante. C'est par exemple le cas d'une goutte de liquide placée en impesanteur : sa forme est sphérique.
Autre exemple : pendant longtemps, pour trouver la surface minimale de courbure nulle qui joignait deux formes (ci-contre, deux anneaux), on utilisait des films de savon. En effet, avec
, la courbure doit être nulle sur toute la surface, et l'aire de celle-ci est bien entendu minimisée pour minimiser
.
Josselin Mouette